Malaisie

J9 – Étape gastronomique à Penang

Red Garden hawker

Je suis resté une nuit de plus à Penang juste pour la bouffe. C’est dingue non ?

Bon, d’accord, j’ai aussi apprécié le reste de l’île. Le funiculaire pour monter à Penang Hill, offrant une vue admirable sur la côte. Le parc national et mon escapade à Monkey Beach. Le charme suranné des vieilles bâtisses coloniales, les arcades parcourant les rues pour s’abriter du soleil et de la mousson. Ce bazar ordonnée, mélangeant moderne et ancien, que j’affectionne beaucoup.

Mais donc le gros coup de coeur, ça a été la nourriture. Le paradis culinaire sur Terre. Cela tient en deux choses. D’abord, Penang est réputé pour son excellente cuisine. Mais cela je ne l’avais lu que dans les guides qui s’extasie souvent pour peu de choses. Alors je demandais à juger sur place. Et en second, le concept génial des hawkers répandu en Asie.

Le plus beau concept au monde : les hawkers

Alors c’est quoi les hawkers ? C’est comme un food court aux USA, mais en beaucoup mieux. C’est de la street food, avec toutes les échoppes réunies au même endroit, tables et chaises posées au milieu d’une grande place. Ambiance garantie. Une partie amusante est de parcourir les différents étales pour choisir quel type de plat on souhaite déguster. Malais, chinois, thaï, indien et même coréen. C’est un peu la loterie. Car même si les plats sont traduits et illustrées par de jolies photos, on ne sait pas toujours très bien à quoi s’attendre, comment le plat sera préparé et surtout s’il  sera pimenté, un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout.

Jusqu’ici, je suis passé à travers les mailles du filet. Pas manière intentionnelle. À quelque reprise, j’avais craint pour mon palais délicat. Le premier soir, à Kuala Lumpur, dans Jalan Alor, la street du food du quartier de Bukit Bintang. Je m’arrête au hasard, choisis un plat avec une photo sympa. J’avais plus de chance de tomber sur un plat relevé que de gagner au Loto. Mais tout se passe bien. Une autre fois, à Little India, toujours à Kuala Lumpur, nous déjeunons dans un restaurant fréquenté par les locaux. Là, je me dis, le poulet au curry je vais bien le sentir passer. Pareil, Et bien, non, tout doux cette affaire.

Red Garden Food Paradise

À Penang, le Red Garden  a été ma cantine pendant trois jours. Pour le dernier soir, je jette mon dévolu, sur un plat coréen que j’avais déjà lorgné la veille : le kimchi ramen. Je n’ai aucune idée de quoi il s’agit. je distingue juste des noodles sur la photo. Alors moi quand il y  a des noodles je suis content. Le plat arrive. Les noodles nagent dans un bouillon à la surface duquel je distingue clairement les bouts de piments flotter. Je goûte. Aïe ! Il va faire mal celui-là.

enseigne hawker

Food battle

La première bouchée donne la tendance, mais reste toujours supportable. C’est l’accumulation des bouchées qui fait monter la chaleur dans le palais. Alors je mange lentement. Je découvre ce qui ressemble à du chou. Il a bien trempé dans le bouillon et du coup chaque bouchée délivre sa dose de piment. Mon palais monte en température, mes lèvres se mettent à brûler. J’asperge tout cela de mon lime juice bien frais qui n’a jamais autant rempli sa fonction de rafraîchissement. Je finis sans précipitation, c’est un peu difficile vers la fin, mais j’y parviens. Une dernière gorgée de boisson pour la route. J’aère ma bouche quelques instants avant de repartir.

Je viens de survivre à mon premier plat qui arrache bien sa gueule !

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4 Commentaires

  • Répondre
    Monique
    14 juillet 2017 à 2:13

    Moi qui te croyais difficile …. Par contre qu’est-ce « LES NOODLES » ? Bon appétit …

    • Répondre
      Jamais sans mes tongs
      21 juillet 2017 à 6:17

      Bah non, c’est ce que j’essaie de t’expliquer depuis tant d’année !
      Les noodles ce sont les nouilles chinoises

  • Répondre
    EYGRET
    18 juillet 2017 à 12:29

    Profite Xavier, nous aussi on se régale au « RIE CERISE », bon appétit………..à la prochaine, bises Carole

    • Répondre
      Jamais sans mes tongs
      21 juillet 2017 à 6:15

      Merci Carole 🙂
      C’est vrai, le RIE c’est un autre concept 😉
      Passe le bonjour à l’équipe !

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