Malaisie

J29 – Very good trip sur la rivière Belaga

belaga river

Pour relier Kuching et Miri, il existe deux options. Un vol d’une heure et un périple de quatre jours nécessitant trois bateaux, un 4×4 et un bus. En tant que bon slow traveler, je choisis la seconde option. L’idée c’est de remonter une partie de la rivière Rajang, la plus longue de Malaisie.

Le Kuching-Miri Express

Réveil à six heures du matin sur les conseils avisés du réceptionniste de la guesthouse. Beaucoup d’embouteillage à Kuching en semaine. Mais ce jour-là, étrangement, ça roulait bien. Me voilà donc bien en avance à l’embarcadère. Je commande un café. Trois autres touristes arrivent. Je reconnais quelques têtes croisées rapidement à l’hôtel. Intéressant… Hi guys ! Et hop, je crois que je viens de me trouver des compagnons de voyage. Deux néerlandais et une italienne. Je ne suis donc pas le seul à avoir eu cette idée farfelue de prendre le Kuching-Miri Express.

bateau belaga

Notre maison flottante pendant trois jours

Can not wait for Kanowit

Après moult débats sur le fait de s’arrêter ou pas en cours de route et à quel endroit, nous parvenons à un compromis sur le village de Kanowit. Nous sommes un peu des singularités une fois débarqués là bas. Des touristes, il ne doit pas en avoir beaucoup tous les jours. À peine cinq minutes après notre arrivée, nous ne faisons alpaguer par une femme chinoise. Elle se demande ce que nous faisons là. Sans nous dégonfler, nous assumons fièrement notre halte touristique à Kanowit. Aussitôt elle nous propose de nous conduire à une longhouse. Et nous voilà entassés dans sa voiture, en route vers le coeur de Bornéo. Nous arrivons à une longhouse vraiment très longue. Jaune pimpant.Trois cents personnes vivent ici. Un village dans le village. Un vieillard de soixante treize ans tisse un filet de pêche. Déjà un mois de travail et ce n’est pas fini. On nous apporte du jus d’orange.  Puis un conseiller municipal nous rejoint. Là on nous sort le grand jeu. Une bouteille de rice wine fait maison. Une petite gorgée au fond  du gosier. Pas mauvais cette affaire.

Longhouse, Kanowit, Bornéo

Quatre fous sur le toit d’un bateau

La dernière étape nous emmène vers Belaga. Le bateau à peine parti nous décidons de monter sur le toit. Il pleut, mais ce n’est pas grave. Nous ne nous laissons pas abattre par ces considérations climatiques. Nous traversons les rapides. De loin, ils semblaient assez tranquilles, mais une fois dedans ils secouent un peu. Le soleil perce enfin. Le paysage se dévoile alors pleinement. Majestueux et envoûtant. La forêt infinie se métamorphose à chaque coude de la rivière. Les longhouses apparaissent et disparaissent le long des berges. Les locaux nous font coucou au loin. Les heures s’égrènent dans une quiétude absolue. La notion de temps et d’espace se délite. Nous sommes perchés là-haut dans un nouveau monde qui s’écoule devant nous. temporaire mais enivrant.

J’ai passé cinq heures sur le toit d’un bateau et c’était juste parfait.

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6 Commentaires

  • Répondre
    Bea
    5 août 2017 à 5:28

    Pas mal Xav ! Quelle aventure 🙂 Profites

    • Répondre
      Jamais sans mes tongs
      9 août 2017 à 6:32

      Merci !

  • Répondre
    Monique
    5 août 2017 à 8:42

    Chaque jour une nouvelle aventure pour toi. Continue d’en profiter

    • Répondre
      Jamais sans mes tongs
      9 août 2017 à 6:33

      Oui, c’est un peu près ça !
      Pour l’instant je ne me plaint pas 🙂

  • Répondre
    6 août 2017 à 9:58

    Ça a l’air vraiment top !! J’adore suivre cette aventure de tongs. Des bisous

    • Répondre
      Jamais sans mes tongs
      9 août 2017 à 6:31

      Oui, c’était vraiment génial 🙂
      Merci de me suivre.
      Bisous.

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