Philippines

J-284 Le paradis indécent

Dernier pays de mon périple, les Philippines m’ont réservé une succession de paysages majestueux, d’eaux turquoises cristallines et de plages d’un sable blanc d’une finesse absolue. Cela en est devenu indécent.

Attention : certaines images dans cet article peuvent heurter la sensibilité des lecteurs.

 

Adieu le baroudeur, bonjour le touriste

L’archipel magique appelle à la détente et à la nonchalance. J’avoue qu’après presque dix mois de voyage, la soif d’aventure nouvelle, de trek démesuré et d’expérience inédite est un peu retombée.

Alors toutes ces îles qui m’attendaient à bras ouverts étaient parfaites pour prendre un peu de bon temps.

Ces quatre semaines aux Philippines allaient se dérouler en mode vacance décontractée plutôt qu’en mode baroudeur intégriste.

Malapascua island

Première étape, l’île de Cebu, située à peu près au milieu de l’archipel philippin. Il y a plein d’activités à faire sur et autour de l’île.

La ville Cebu City n’a vraiment rien pour elle donc très vite je décide de partir pour Malapascua, à l’est de l’île. Le trajet est un peu long. La distance est courte mais pour une raison étrange, c’est long. Le bus semble avancer normalement. Enfin, je veux dire comparer à d’autres trajets que j’ai pu faire en Asie du Sud-Est. Il n’y a pas tous ces obstacles ralentissant la progression du véhicule. Non, là le bus roule sans interruption à une vitesse plutôt acceptable. Mais le résultat est sans appel. Force est de constater qu’on avance lentement.

Bien sûr qui dit île, dit bateau. Alors une petite demi-heure d’attente pour le prochain départ. Et trois quart d’heure de traversée.

Nous débarquons et partons à la recherche d’une guesthouse. L’intérieur de l’île est un vrai labyrinthe. Des petites chemins s’entrecroisent et traversent les maisons rudimentaires des habitants. Au milieu de dizaine de coqs, élevés pour les combats, sport national aux Philippines.

Après plusieurs aller-retours, nous dénichons un hébergement. Et hop, direction la plage.

Et bah oui, il n’y a pas mensonge. Cela claque bien.

Première plage paradisiaque : check !

Kalanggaman island

Comme je suis venu là faire le plein de paysages déments, on enchaîne avec l’île de Kalanggaman. C’est un day-trip. Une heure de bateau pour atteindre un joyau de l’archipel.

Je suis toujours méfiant des photos que l’on peut voir dans les brochures ou sur Internet. Mais là quand on aperçoit le bras de sable qui s’étend de l’île, j’ai un grand sourire. Nous sommes en plein dans la brochure touristique. La couleur turquoise de l’eau est juste magnifique.

Kalanggaman island

Une fois sur la minuscule île, la vision de ce bras de sable est  surréaliste. On a tous rêvé un jour de voir ce genre de paysage. De fouler ce genre de plage insensée. Et moi, j’y suis là. C’est tellement énorme que j’ai un peu du mal à y croire. Je n’arrête pas d’exclamer ma surprise. Je suis aux anges

Seconde plage paradisiaque : check !

Bantayan island

On ne s’arrête pas en si bon chemin. Direction Bantayan, au sud-ouest de Cebu. Encore du bus et du bateau (un ferry ce coup-ci). C’est toujours un peu long.

Si le développement de Malaspacua était limité, Bantayan est une île plus grande et proprement urbanisé (enfin pour le Philippines  j’entends).

Il y a un feeling que j’aime bien sur cette île. A la fois confortable et relax.

Direction la plage bien sûr, pour faire trempette. Et bien, ce n’est pas mal du tout. Une longue et large plage de sable blanc. Une eau toujours aussi claire. Marée basse. La vue est splendide.

Troisième plage paradisiaque : check !

Apparement il y a d’autres trésors cachés sur Bantayan. Alors nous enfourchons nos vélos (préalablement loués bien sûr) pour nous rendre à la jump cliff. Facile à trouver, pas très loin de la ville. L’endroit est fréquenté par les jeunes locaux. En s’approchant de la falaise, on aperçoit la mer. Et waouh, encore une vue à couper le souffle. Et dire qu’on va sauter là dedans.

Cliff – Bantayan island

Quatrième plage paradisiaque : check ! (bon je sais, ce n’est pas vraiment une plage mais c’est bien paradisiaque alors je le compte quand même).

Et puis il y a Paradise Beach. Avec un nom pareil, difficile de résister. Alors, celle-ci, elle se mérite un peu parce que faut la trouver. Après quelques errances sur la route et détour dans les chemins, nous dénichons enfin la plage paradisiaque. Et bien croyez le ou non, elle porte bien son nom.

Cinquième plage paradisiaque : check !

El Nido

Avec El Nido, on passe la vitesse supérieure. C’est l’usine à plages paradisiaques là bas. Alors, on y va en mode full touriste. Ce n’est pas un tour des îles (island hoping) que l’on va faire mais deux. Le tour A et le tour C.

C’est un vrai festival. On en prend plein les mirettes. Hidden beach, Secret beach, Small lagoon, Big lagoon. N’en jetez plus. Cela commence vraiment à devenir indécent. Mais toujours pas d’overdose. Ce n’est pas comme les Bouddhas et les temples.

Big Lagoon – El Nido

Oh, et entre ces deux island hoping, nous sommes allés à Nacpan beach, parce que nous sommes des déglingués des plages paradisiaques. Bon, j’avoue, la plage est un degré en dessous en terme de folie furieuse mais elle possède quand même un putain de charme. En plus, il y avait des belles vagues. On a pu s’amuser un peu. Des gamins en vacances.

Nacpan beach – El Nido

Ah merde, j’ai perdu le compte des plages paradisiaques. Ce n’est pas grave.

Nombre improbable de plages paradisiaque : check, check et check !

Coron

L’étape suivante de ce voyage au coeur de l’eden aquatique est Coron. La ville, pas l’île. Parce qu’il y a une île qui s’appelle Coron, mais elle est en face. Coron town proper, comme ils l’appellent là bas, est située sur l’île de Busuanga.

Pause déjeuner

L’attrait de l’île se trouve plutôt dans les îles alentours. Car sur celle-ci, il n’y a pas beaucoup de plage. Donc, si on veut continuer à se prélasser dans notre béatitude olympienne, il va falloir refaire des tours en bateau.

Nous sommes pas difficiles alors rebelote. Pas un island hopping mais deux.

Au programme bien sûr, des plages paradisiaques. Certaines presque privées, idéal pour un déjeuner entre amis. Mais surtout, petite nouveauté, Barracuda lake.

Barracuda lake – Coron

Il s’agit d’un lac mixte, eau douce, eau salée. Pour y accéder il faut grimper quelques marches. La vue une fois arrivé est grandiose. La température de l’eau est excessivement choquante : 30°C. Mais autant vous dire, qu’on est bien une fois dans le lac.

Le lac est entouré de falaises calcaire qui ont données naissances à des formations rocheuses sous-marines originales  et fascinantes. Par contre, aucune trace du barracuda qui donne son nom au lac.

Mais surtout, ce site offre une vue de bâtard sur la baie. Honnêtement, il s’agit du panorama le plus démentiel de tout mon périple.

Une vie pas facile

Comme vous avez pu le constater à la lecture de ce récit déchirant, faire du tourisme aux Philippines n’est pas chose aisée. Il faut beaucoup de courage et d’abnégation pour ne pas flancher.

Mais mes neuf mois de périple m’ont permis d’aborder cette ultime épreuve avec brio.

 

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